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GEORGES BADIN

Non, point de portrait en pied,

point!

Non, le peintre ici se couche

sur le poème

qu’il couvre

de son corps aimant

comme un regard

POUR ALLER OU?

La beauté des femmes

me fait penser à la mort

qui s’en va

qui se cache

tant l’élan de la vie surprend

comme serpent

aux délices indécents

et les ceintures se délacent

et, grande près de la lampe,

elle vient, son sexe nu,

me chercher.

Pour aller où?

L’OISEAU DE NERVAL

Oiseau

mon bel oiseau

près des yeux

près des eaux

Toise le beau

oeil et bec en fuseau

Ose l’Oise

et ses châteaux

MOI JE TE DIS QUE

Moi je te dis que

lepeintre en dit plus sur la page

que le poète reclus en ses mots qui l’encombrent

Le trait s’efface

le peintre se libère

Le mot, du poète, désespère

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Moi je te dis que

Edik Steinberg, modeste,

importe plus que

Saul Steinberg, prolifique

Art du peu, art du plus

Pour Céline

Demain c’est fête des Rois

Et tu seras ma Reine

si la fève m’échoit

Tu es mon choix ou quoi ?

Le Rêve d’une Merveilleuse

La merveilleuse que j’aime

vient de Riga

et passe par Nijni-Novgorog.

Bakou et Varsovie l’attendent.

Kharkov l’accueillera

(mais là-bas on prononce "Kharkiv").

La voilà déjà qui oblique

vers Minsk

et son avion fait demi-tour

vers Birmingham !

BRODSKY

Ils disent que je lui ressemble

C’est un peu vrai

mais je n’ai pas sa foi qui le hausse

Je ne m’adonne qu’à l’amour profane

avec des filles de pasteur

que j’entraîne dans mes garçonnières

au parfum de vaseline

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