A G

A G

Il y a ce qui survient et puis ce qui s’évade

Il y a la vie et, en écho, la mort

Il y a l’élan éloquent et le cloaque du sort

Il y a le pays où l’on va et la guerre qu’on abhorre

Il y a un chemin et le risque d’un rempart

Il y a aussi une spirale qui nous rassure et nous torture

Il y a l’éternel amour et l’adultère du mariage

Il y a le message insipide des puissants

et la voix comme cassée des inspirés

Il y a cette coquille et l’enfant qui y naît

Il y a ce bec effrayant qui avale en aimant

Il y a la suite sans fin des jours et des amours

Il y a les dents le mordant et le vent

-le vent qui bouscule notre charroi dément

et puis la peur d’être menotté emmuré

et puis l’espoir d’une fuite sur les bords d’un fleuve

où chantent les gitans

et l’inquiétude quant à l’amour toujours manquant

et la poussée que l’on repousse

et mon pouce sur ton ventre très doux

et le froid qui explose le cri du désarroi

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A propos leuwers

poète, créateur des "livres pauvres"
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