MATINS ETEINTS

MATINS ETEINTS

1.

On voudrait tant ouvrir la fenêtre

et voir le ciel très bleu

s’éveiller à l’amour qui dort encore,

qui n’est plus là pourtant,

qui est parti vers les frontières

tant l’exil est son destin

et l’abandon du sexe aux fantaisies de la souffrance

La fenêtre est un leurre

elle échoue au bonheur

2.

Elles t’ont quitté

tu y vois un destin néfaste ou bénéfique

Malgré l’âge

tu avances vers la mer qui te boit

qui t’avale

sous les sarcasmes amers des vains enrochements

3.

Dans mon flanc

les couteaux s’emmêlent

et les poèmes sont comme des peaux

sur l’échafaud

4.

Le trop simple m’effraie

et pourtant ce sont des mots simples

qui me viennent

pour engloutir mes désirs complexes

d’obscurité obscène

La clarté me dévore

5.

Le matin ne se lève

Tu cherches l’amour

dans ta chambre trop vide

Tu aimes la solitude, pourtant

Tu t’ époumones

tu meurs abruptement

irrémédiablement

6.

On te conduit jusqu’à la tombe

Des femmes sont tapies

derrière de noirs cyprès

Tu les vois par dessous

tu t’enfonces dans l’effroi

la bouche emplie de terre qui enfle

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A propos leuwers

poète, créateur des "livres pauvres"
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