CLAUDE VIALLAT, DE FACE

Claude Viallat ouvre une Via

là où, d’un pas, déborde,

en surface,

l’inconnu beau,

superbe appeau

pour mieux faire face.

Ecrire, c’est peindre,

choisir un parapet

pour traverser le vent,

pour que ça flotte, que ça encre,

que ça finisse ancré,

puis ça refait surface.

Les éponges

(ô Ponge, poète aimé),

ce sont des cœurs,

mais des cœurs arythmiques,

jamais en cadence

pour la surprise du tressaut.

.

Les cœurs sont des toros

pour toréer la mort

(de face, toujours),

sur la page, sur la plage

où un crabe reste en surface.

pour que le sable porte sa trace.

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A propos leuwers

poète, créateur des "livres pauvres"
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