SILENCE DES COQUILLAGES

I.

Oui, c’est l’aorte qui s’offre

au sein du coquillage,

et toutes les artères exigent de vibrer

dans le long transit que tapisse

le sparadrap des souffrances étouffées

II.

La bête s’accroche à un arbre défait

et si frêle, que c’est elle, la bête,

qui organise le silence

dans les trompes perdues

de son secret errant

III.

Tel un bourgeon qui s’effile,

le cœur cache sa blessure

et exhorte la vie

IV.

Elle danse dans son équilibre hérissé

Elle se laisse conduire par les fils qui se dressent

Elle parle en silence

de la vie qui fait* vaincre

*sait

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A propos leuwers

poète, créateur des "livres pauvres"
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